Son emplacement géographique fait du Maroc un pays multiculturel, vu la diversité de sa population arabe, africaine et berbère. Cette mosaïque d'ethnies confère au Maroc une place importante dans le domaine culturel.
Un grand pan de l'Histoire du Maroc tient à la tradition et va de la culture orale à l'architecture, en passant par divers arts - enluminures, calligraphie, sculpture, métiers - menuiserie, ferronnerie, poterie, tissage, orfèvrerie.
Des traditions qui, en se transmettant d'une génération à une autre, répondent aux aspirations de chaque époque.
Artisanat Marocain

Les Marocains, plus particulièrement les Berbères, sont célèbres pour leurs tapis (kilims) faits main. Les kilims peuvent être en laine ou en soie ; les motifs, transmis d'une génération à l'autre, varient selon les régions, comme les couleurs. Un bon tapis marocain peut compter jusqu'à 480 000 nouds au mètre carré et peut demander jusqu'à neuf mois de travail. Voir aussi: Les tapis de Rabat
Les Marocains sont aussi réputés pour le travail des métaux et la maroquinerie. La vie des souks est rythmée par les marteaux des ferronniers qui fabriquent plateaux, théières, ustensiles de cuisine et bijoux en argent. Les maroquiniers confectionnent sandales, sacoches et chaussons pointus, ou balgha, en peau de mouton ou de chèvre.
Gastronomie

La cuisine marocaine se caractérise par une très grande diversité de plats : couscous, innombrables tagines, pastilla, méchoui pour les plus connus, mais aussi bien d'autres plats souvent connus des seuls Marocains mais tout aussi succulents : le tagine mrouzia, la salade marocaine, la tangia, la harira (la soupe de la rupture du jeûne), le Baddaz, le Tagoula, la seffa ; il existe aussi beaucoup de recettes régionales et chaque lieu a sa variété de menthe pour préparer le thé. La pâtisserie marocaine est aussi très variée et très raffinée. La cuisine marocaine été classé en second derrière la cuisine française [réf. nécessaire] en terme d'inventivité de la cuisine moderne notamment en ne diversifiant pas ses vins (c'est un pays musulman, donc l'alcool est prohibé), mais elle possède des vignobles dût à sa présence européenne, surtout françaises et espagnoles, au début du XXe siècle.
L'originalité et la richesse de la cuisine marocaine tiennent à la multitude d'influences qu'elle a subies : la cuisine arabe, certaines recettes encore en cours remonteraient à l'époque des Abbassides, la cuisine berbère pour le couscous en particulier, la cuisine morisque pour les ragoûts et tagines et le mélange sucré-salé. On peut également noter une influence des cuisines turque, africaine, juive et des cultures culinaires venant d'Asie du sud (Inde...). Toutes ces influences ont en fait une cuisine riche et variée, elle a intégré toutes les cuisines du monde tout en y ajoutant sa touche qui en fait une cuisine conviviale et sensuelle.
Les costumes
Traditionnellement riche et varié - diversité des étoffes, des formes et des couleurs exprimant un certain art du drapé - le costume marocain pour homme ou pour femme se décline selon les cultures locales de chaque région.
La constante chez les hommes est le port de la Djellaba qui est un vêtement ample. De laine ou en étoffe légère, elle est munie de manches longues et larges ainsi qu'un capuchon.
De même, il y a le Silham ou Burnous, de couleur unie, noir ou blanc, porté sur la Djellaba, avec capuchon. Sous la Djellaba il y a le Caftan qui est une robe longue sans col, à manches longues, fermée sur le devant par de nombreux boutons brodés. Tarbouch comme couvre chef pour les citadins, et Razza pour le costume rural puis Belgha (babouches) dans les deux cas.

Pour les femmes Le Caftan et la Mansouria en tissu généralement fin, sont deux robes longues. Le Caftan est l’habit de fête. Et pour cause, à travers lui, c’est toute la féminité qui est mise en exergue, avec en prime deux attributs qui lui sont propres : le faste et l’élégance en raison du travail méticuleux de fabrication dont il fait l’objet. De fines étoffes et soieries aux teintes chatoyantes au départ, le couturier traditionnel y mettra son savoir et son art pour créer l’habit somptueux. Broderies dorées, argentées, contours et extrémités délicatement décorés, le tout restituant des sensations de richesse et de féminité. Une ceinture brodée de fil de soie, ou d'or (ou alors, chez les femmes aisées, en argent ou en or massifs) serre le Caftan à la taille.
Cet habit, considéré comme identifiant l’art de drapé féminin marocain par excellence, a de tout temps, été source d’inspiration partout dans monde.
Folklore

La musique marocaine a été influencée par les traditions musicales arabe, berbère, africaine et espagnole.
Certains instruments sont spécifiques au Maroc, tels le ghalta (instrument à vent), le amzhad (instrument à cordes berbère) et le bendir (genre de tambour).
Musique et contes oraux vont de paire dans la tradition berbère et il n’y a pas de fête ou de célébration sans musique. Le chaabi est un genre de musique populaire souvent joué dans les cafés qui mélange les styles arabe, africain et occidental: les chansons se terminent généralement par des rythmes plus rapides invitant l’auditoire à danser, crier et taper des mains.
Architecture

Mosquées et madressahs marocains forment un patrimoine architectural très riche. Fontaines, cours pavées et mosaïques aux motifs complexes ornent l’intérieur des mosquées, dont les portes et fenêtres sont entourées de sculptures dentelées. La mosquée Al-Qararwiyyin, à Fès, est considérée comme l’une des plus belles du pays.
Litterature

De nombreux auteurs marocains contemporains écrivent en français. L’un des plus connus est Tahar ben Jelloun, qui réside actuellement en France. Ses romans, tels Solitaire et Jour de silence à Tanger, ont été traduits dans plusieurs langues.
Driss Chraïbi est un autre romancier marocain vivant en France; il a publié ses mémoires en 1996 sous le titre Vu, lu, entendu : mémoires.
Ahmed Sefrioui, d’origine berbère, écrit lui aussi en français. Ses romans, tel La Boîte à merveilles, décrivent la vie quotidienne des Marocains. À travers ses œuvres, le poète Mohammed Khaïr-eddine réclame quant à lui des changements dans les traditions marocaines.
Cinéma

De nombreux grands films ont été tournés au Maroc, tel Lawrence d’Arabie (1962) et Un thé au Sahara (1990), adaptation d’un roman de Paul Bowles, écrivain américain qui vit à Tanger depuis 1940.
Le film Casablanca (1942), lui, n’a pas été tourné au Maroc; contrairement à ce que son titre laisse supposer, son histoire parle surtout de la vie à Tanger pendant la guerre.